Week-end hommage au année 80 (avec une pensée émue à Marie et Simon)

02 et 03 octobre de la sainte année en cours.

En ce début de mois d’octobre, nous commençons à trouver notre petit rythme dans nos deux dispensaires de Houaïlou et Kouaoua. Pas de routine bien sûr, mais des habitudes plus que sympathiques. Entre autres des week-end avec nos comparses Simon et Marie (désolé mais comme on ne dit pas Hardy et Laurel ou Charden et Stone je m’auto-corrige…) Marie et Simon. Cette fois ci il flotte pourtant un parfum de nostalgie puisqu’il s’agit d’un au revoir. Ces deux globe trotters repartant vers de nouvelles aventures. Alors quoi de mieux qu’un week-end « remember les années 1980 » pour marquer le côté mélancolique de l’occasion. Au programme, c’est soirée resto-bar-boite le tout arrosé de breuvages à vous rappeler le lendemain que même les cheveux peuvent vous faire mal. Par respect pour nos aînés (et surtout ceux qui nous ont élevés) il n’y aura pas de photos de ces moments flous dans nos petites têtes le matin ( surtout que des appareils photos, par un concours de circonstances trop long à développer ici, on en avait pas). Ce matin du lendemain sera d’ailleurs l’occasion pour nous de … glander, n’ayons pas peur des mots, tant les abus peuvent parfois vous ramollir la motivation. Alors au programme c’est farniente sur la kuendu beach, située aux alentours de Nouméa. Et pour certains le temps d’exposition aura été un peu trop long. Quand on vous dit qu’on a bronzé!!!!





Le soir nous offre son couché de soleil, comme d’hab… Mais comme on est sympa on vous en offre quelques petits bouts, bande de gâtés (n‘en profitez pas pour pourrir).





Et sur ces images de Râ, vient l’idée géniale d’aller au Phare Amédée. Aucun rapport ni avec l’Egypte ou l’astre, encore que ce fameux phare Amédée est une fabuleuse machine à voyager dans le temps et en plus « il fait toujours plus beau au phare Amédée! » comme nous dit le fascicule. Aussi tôt dit aussi tôt fait et en prime quitte à partir dans le passé autant se munir de la panoplie de l’époque. Et c’est partit pour l’acquisition du must de la technologie Kodak: LE JETABLE 36 POSES DANS SON CAISSON ETANCHE A AU MOINS 2 METRES DE PROFONDEUR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (ceci explique la qualité fabuleuse des clichés qui suivent avec ce teint des vieux films 8mm du temps de notre enfance).

Pour replacer le contexte, le phare Amédée est un ilot abritant ce fameux bâtiment datant du siècle précédant le dernier et ou maintenant se tient un ersatz (mots choisis en hommage aux origines de notre quiche lorraine nationale qui se reconnaitra et on l‘espère nous excusera ce trait d‘esprit) de club Med. Pour faire vite l’ambiance est aux musiciens qui animent la traversée en bateau, au buffet à volonté agrémenté de démonstrations de danses polynésiennes (alors qu’on est en Mélanésie… Bref), au démonstration de nouage de paréo, de râpage de coco et plein d’autres activités (y’en avait tellement qu’on a eu peur de pas pouvoir tout faire!!!). Nous avons préférez donc nous isoler et profiter de notre joujou qui ne montre pas les photos qu’on a pris pour en faire les plus kitchs possibles. Les voici pour vous et ALWAYS LE ARGENTIQUE!!!!!!!!!!!!!!!!!





































Sur ce week-end mémorable, partent vers l’Asie nos potos devenus amis. Bon vent à vous et que le temps nous remettent sur les mêmes chemins dans un futur proche.

Et comme on dit: « coconut……………………………. Miam miam!!!! »

Hienghene

04 septembre 2010

Week-end repos!!!!! Aller hop on va voir une grosse poule!!!! Ben quoi on fait ce qu’on veut!





Et on mange quoi? Ben pizza, pourquoi pas, on a du feu et des cailloux, y a besoin de rien d’autre.





Le lendemain, c’est observation du travail de la nature avec ces gigantesques parois quasi verticales à l’aplomb de l’océan. Ces roches noires sont en faite le résultat d’un soulèvement du plancher océanique voilà bien longtemps (difficile d’être plus précis). Le vent et la pluie ont fait le reste.





L’endroit est magnifique, le plus impressionnant qui nous ait été donné de voir depuis notre arrivée. Rien à voir avec les plages de sables blancs et les cocotiers (qui valent largement le coup), là on est dans l’exceptionnel!!!! L’endroit à même inspiré la face mélanésienne du billet de 500 fr.



Difficile d’en dire plus… Le weekend aura été pour nous détente et repos entre gros apéros et gros dodo sur les plages. Il y eu bien une tentative de plongée mais sabordé par une eau rendue trouble par un tout petit train de houle. (rendez vous compte, on y voyait autant qu’en Bretagne un mois d’aout!!!!!! Mais de qui on se fout??!!)

VOH et son Cœur

Pierre étant au travail ( son dernier we à Goro !!!) je profite de son absence pour continuer à découvrir la grande terre. Me voilà parti avec Marie et Simon à la découverte du Cœur de VOH (rendu célèbre par la photo de Y.A.Bertrand).



Nos we débutent souvent de la même manière, une petite soirée tranquille au bord d’un feu de camp avec guitare et jus de raisin. Rien de tel pour se remettre d’une dure semaine de travail.
Au petit matin du samedi (vers 11h) on prend notre courage à deux mains pour s’attaquer à la rando qui va nous permettre d’observer le Cœur. Pro comme nous sommes nous avons pensé à la crème solaire et à l’eau pour s’hydrater un peu. (on a juste oublié de quoi manger).
Le soleil est au rendez vous et nous voilà parti pour 2h de promenade. Au début de la rando on cherche, on suppose et on devine les motifs que la mangrove nous offre.



Plus on monte plus les motifs deviennent visibles et on voit apparaitre devant nous le célèbre cœur de Voh. Malgré ce que les livres et certains randonneurs peuvent dire le cœur est bien là et bien visible même si la mangrove commence à prendre le dessus.









En plus de nous offrir cette magnifique vision la rando nous propose une vue sur le lagon avec son dégradé de bleu. Notre seule envie est de sauté dans l’eau et d’aller faire une petite plongée malheureusement l’estomac a été le plus fort et après les 2h de balade effectuées nous nous arrêtons au bord de la mer pour une pause repas bien méritée (et une petite sieste).






Le reste du we sera reposant avec balade aux alentours de Voh et en prime un petit concert au camping. Une congrégation d’évangélistes se sont réunis dans le camping pour un we de retrouvailles et de prière avec bien sur des chants religieux (un peu particulier, à la « Jésus revient »…) mais aussi des chants des îles Fidfi, du Vanuatu (beaucoup plus proche du gospel, plus touchant…).

Germinal

La mine de Goro.

Juste un petit message pour vous expliquer le travail que je faisais dans le sud de la grande terre, à Goro.

Je travaillais en effet dans une mine de nickel situé sur la côte à environ 1h30 de route de Nouméa (il s‘agit de la plus grande mine de nickel au monde). J’y exerçais en tant que infirmier dans le centre médical de l’usine. L’équipe s’y compose d’une dizaine de personne. Notre rôle consiste à prendre en charge la santé du personnel de l’usine, environ 3000 personnes, et cela du rhume au problème cardiaque en passant par tout les soucis possibles comme les traumatismes (entorse, fracture…) ou tout se qu’on peut imaginer (infections, appendicite, plaies, etc…). Pour cela le centre médical est ouvert 24h/24 et dispose de tout le matériel que l’on peut avoir dans ce genre de lieu. Ainsi rien ne manque pour effectuer des pansements, des traitements par perfusion d’antibiotique, d’antalgique… et l’équivalent en comprimés. Nous avons également 8 lits pour garder les gens en hospitalisation si besoin. Bref il s’agit d’un genre de dispensaire mais avec des moyens financiers du privé (et le secteur minier n’est pas en crise, ca c’est sûr) couplé à un petit service hospitalier. Pour ce que nous ne pouvons pas prendre en charge ou pour les examens nous rapatrions sur Nouméa.

Nous prenons aussi sur l’usine et le secteur autour le rôle de « samu ». Le site héberge également à 100m de notre centre médical une brigade de pompier qui, en cas d’intervention avec secours à victime, embarque l’infirmier de garde avec lui. Et cela va très vite, et peut être pour n’importe quel cas. Personnellement je suis intervenu sur un cas de douleur thoracique suspecte (fausse alerte en fait) et sur un cas de brûlure à l’acide (pas fausse alerte cette fois, ca à même fait la une des journaux de nouvelle Calédonie pendant 2 jours). Il y a également eu un accident de la voie publique impliquant une 107 et un gros 4*4 en collision frontale. Vainqueur le 4*4. Malheureusement le bilan fut de 1 mort, une incarcéré dans la voiture et une fracture de rate. Bref un lourd bilan mais une bonne expérience professionnelle. Cette facette du poste est la plus sympa car cela donne un peu d’imprévu et de l’adrénaline. Malheureusement (ou heureusement) les urgences ne sont pas très fréquentes, nous partons en intervention samu environ une fois par semaine et encore faut il être de garde… mais bon, c’est comme ca.

Egalement sur le site de production nous avons un poste avancé sur la mine à ciel ouvert où nous assurons une présence infirmière 12h par jour. Ce poste se trouve à 20 minutes de 4*4 de notre centre médical et est donc assez isolé. On y fait de la « bobologie » mais en cas d’accident sur la mine nous sommes les premiers à intervenir avec notre sac d’intervention.

La dernière facette de notre travail n’est pas en lien avec l’usine. En effet, nous ne travaillons pas directement pour l’exploitant mais pour une entreprise qui fournie du personnel médical dans le monde entier à des usines de ce type ou pour les rapatriements sanitaire. Et c’est cette activité que nous faisons. La nouvelle calédonie ne dispose pas de tout les services pour toutes les pathologies (intervention à cœur ouvert, greffe, etc…). Ces patients sont donc envoyé en evasan (évacuation sanitaire) vers l’Australie à Sydney ou vers la France selon les cas. De même, autour de notre île se trouve des lieux moins bien loti comme Wallis et Futuna ou le Vanuatu. Nous partons donc chercher les patients nécessitant un transfert. Ces transferts se font en avion via les compagnies locales. C’est donc au milieu des autres passagers que nous transportons nos malades. A la fin de mon contrat, je n’aurais eu seulement qu’une evasan qui aura consisté à aller à Wallis chercher quelqu’un et le ramener à Nouméa pour des soins. C’est une activité vraiment sympa mais preneuse de temps. Environ 10h pour ce cas là. 48h pour Sydney et bien sûr beaucoup plus pour Paris.

Voilà, j’espère que vous aurez une vision plus nette de ce que je faisais. Sur le papier ca a l’air génial, mais je dois rajouter que ce travaille se situe sur une base vie de mine isolée (aucune activité) et quand j’y allais, je partais entre 2 jours(donc 2 nuits) et 4 jours (4 nuits là aussi). Je passais donc plus de temps sur le site qu’avec Hélène. Ce travaille n’était donc pas compatible avec notre vie ici surtout depuis que Hélène travaille dans le nord. Donc à la fin de mon contrat le 31 août, je suis parti moi aussi en dispensaire dans le nord. Je ne suis alors qu’à 60km d’Hélène contre 250km à ce moment là . Bref, y a pas photo… On est beaucoup mieux maintenant!!!

Pour se qui est de la mine à proprement parler, bonjour le carnage!!!!! Il s’agit de kilomètre carré de brousse dévasté situé bien sûr en plein milieu d’une réserve naturelle et à côté du lagon. Niveau écologie, même si je ne suis pas extrémiste, là j’aurais vu de quoi choquer. Evidemment il faut bien que le nickel vienne de quelque part (marcherais comment mon pc sinon…) mais bon…Je vous encourage à taper « Vale Inco nouvelle calédonie goro » dans Google pour avoir des photos du site et ainsi vous faire une opinion. J’aurais bien mis des photos mais il m’étais interdis d’entrer avec un appareil . Les mesures de sécurité sont draconiennes avec badge personnel, fouille inopinée, check point style mur de Berlin… j’en passe et des meilleurs…

Pour ce qui est du travail en dispensaire, Hélène et moi préparons un post pour vous donner une idée de ce qu’il en retourne. Je vous dirais juste qu’on ne chôme pas et que l’isolement professionnel est de rigueur. J’entend par là pas de laboratoire, pas toujours d’ambulance, pas d’hôpital… Bref la débrouille avec des moyens de brousse pour des pathologies parfois coton à prendre en charge. De plus amples infos très bientôt.





comme je n'avais pas le droit aux appareils photos, je n'ais que quelques clichés pris en planqué pour "zone interdite". C'est Bernard qui va être content. Allez voir le site FGI NC et en cherchant bien dans le diaporama vous devrez me trouver... Et oui je suis mannequin pour mon ancienne boite...contrat à l'appuis!!!
voilà un raccourcis:
http://fgiworld.ile.nc/unites-hospitalieres/

Wales Lovers

25 aout

Le mercredi après l’île des pins nous voilà reparti pour de nouvelles aventures. Cette fois ci nous prenons la route du sud pour aller voir ou du moins tenter d’observer des baleines. Celle-ci passe au large de la Nouvelle Calédonie en cette période pour se reproduire à l’abris dans le lagon. Sujet de convoitise pour des armateurs de catamarans, plusieurs bateaux proposent d’aller les observer monnayant finance sur des bateaux équipés de voiles pour faire joli mais surtout de gros moteurs puissants. Aussi, trouvé par Marie et Simon, nous optons pour une association de voile qui propose une sortie en voilier avec un plus pédagogique puisque le skipper se fait fort d’expliquer et de laisser manœuvrer les mousses que nous sommes. Bref la recette idéale en cette belle journée ensoleillée pour approcher les plus gros mammifères de notre bonne vieille terre.



Mer calme, limite d’huile, nous sortons de la baie de Prony (petit village d’où nous sommes partis), passons l’îlot Casy et mettons cap au large vers la barrière de corail. En chemin, avides prédateurs que nous sommes, nous scrutons l’horizon à la recherche d’une queue, d’un jet d’eau marquant la reprise de respiration de la bête (comme sur nos pots de sel!!!!!) ou de Gepeto sur son bateau… enfin tout indice nous laissant espérer un cétacé.

Première alerte, sur tribord, suspense… une noix de coco!!! C’est déjà pas mal mais bon on en a déjà vu… On repart, fluctua nec mergitur, on scrute, on zieute, on mate et sur bâbord la première rencontre avec un tricot rayé. Le tricot rayé est un serpent de mer pouvant atteindre dans les deux mètres de long. Celui-ci fait environ 1m50 (un consensus est né entre nous deux). Cette espèce de serpent est une des plus mortelle au monde par la concentration de son poison mais très craintive, elle attaque rarement et privilégie la fuite. De plus son anatomie au niveau de la tête lui rend la morsure difficile. C’est donc la risée des serpents dont même la couleuvre se moque.

Après cette première rencontre, la joyeuse troupe que nous sommes, reprend ses observations et très vite nous apercevons des ailerons à quelques mètres du voilier. Une bande de dauphin vient nous saluer mais vite fait. Pas que ca à faire… A peine aperçu et déjà parti. Le spectacle reste toujours aussi beau à la vue de ces marsouins.








Voilà deux trois heures de mer et nous arrivons dans la zone de la barrière. Même sans baleine, le fait d’être sur un voilier est déjà une journée réussie. Pas de malade à bord… même pas Hélène!!!! Midi approche et le skipper, en bon breton qu’il est, fait un appel à la bière auquel nous répondons plein d’entrain. La bière bue, c’est ce moment que les baleines choisissent pour montrer le bout de leur queue et quelle queue!!!!!!!!!! Nous nous approchons de deux baleines en pleine parade amoureuse.



Attention nous rentrons dans la chambre nuptiale de deux baleines, nous préférons donc prévenir les parents d’écarter les enfants de l’écran. Des mots et des photos pourraient heurter leur sensibilité. Les deux administrateurs rejettent toutes responsabilités quant aux questions que ces derniers pourrait poser aux parents.





De prédateurs nous devenons donc mateurs. Leur parade consiste pour le mâle à sortir la queue de l’eau et de battre la mer à proximité de la femelle. Une façon de dire en cétacé: « regarde, j’en ai une grosse!!!! ». Ce jour-là (et oui les baleines font ça en plein jour les cochonnes!!!) le mâle va poursuivre son manège durant une bonne heure. Une chance pour nous. A ces avances, la femelle répond en se mettant sur le côté, laissant ainsi sortir une nageoire caudale, semblant dire: « ouais pas mal, je sais pas trop, j’hésite… ». D’après notre skipper, les baleines s’accouplent en position vertical (kamasutra forever!!!!), nous n’aurons pas la chance d’assister à ce spectacle. Peut-être la faute à un de ces trimarans à moteur qui est arrivé pleine balle pour approcher au plus près les acteurs, afin de satisfaire au mieux les clients avachies sur des transats. Par chance, en fuyant l’intrus les deux baleines à bosses se dirigent vers nous et feront une dernière apparition à environ 50 mètres de notre bateau afin de plonger pour les fonds sombres où personnes ne peut troubler leur quiétudes et ainsi vivre leur amour qui ne regarde que eux (fallait bien un peu de poésie pour clore cette séance matage, bande de voyeurs!!!!).








Sur le retour, le vent se lève un peu nous autorisant une petite séance de voile très sympa pour rejoindre le mouillage. Quelques baleines montrent leur dos, le soleil se couche, les nuages offrent des jeux de lumière dont-ils ont seuls le secret… bref une bonne journée prend fin.